Le Freak, c’est chic !

Fut un temps pas si lointain où le comble du chic était d’aller faire un tour dans les foires et cirques afin d’y découvrir les fameux monstres humains. Sirènes, siamois ou autre  homme-squelette étaient les attractions majeures de ces parades de l’arnaque. Si cela trouvait une place à ces humains “hors normes” rejetés de leur famille, leur condition de vie s’apparentait plutôt à de l’esclavagisme. Et cela, tant que duraient les lumières de la célébrité. Après une vie bien pire commençait…

La monstrueuse parade ou Freaks présente la parade du cirque Tétrallini lors d’une tournée en Europe dans les années 1930. Ce film est d’un intérêt unique dans le sens où il montre sans filtre toute la réalité de ces “phénomènes de foire” que sont les homme-tronc, lilliputien, femme à barbe….Échec total à sa sortie en 1932, il a depuis fait plus que son (demi-)bonhomme de chemin pour s’élever au rang de chef d’œuvre du cinéma fantastique.

Le monde des séries s’est bien sur emparé du sujet et la Caravane de l’étrange ou Carnivale. Cette série suit une fête foraine ambulante pendant la Grande Dépression des années 30. On y découvre un jeune évadé de prison, doté de pouvoir de guérison et résurrection (tant qu’à faire) qui va trouver refuge dans cette étonnante troupe. Sur fond de rêves ésotériques, une lutte entre le Bien et le Mal est le fil rouge des deux saisons de la série. L’ambiance Twin Peaks a été assurément source d’inspiration des créateurs et directeurs de casting…

 

Vous pourrez aussi vous plongez dans les Mémoires du célèbre P.T  Barnum ou si vous avez eu le temps d’aller cinéma (chanceux) il est sorti cette année The Greatest Showman, qui revient sur l’histoire de ce visionnaire des exhibitions…humaines. Ca chante, ca danse, ca virelote dans tous les sens…c’est la fête quoi.

Côté bouquin toujours, le chouette livre de Stéphane Audeguy propose de mettre à l’honneur ces personnalités hors norme. De la main diabolique aux phénomènes de foire, les mutants réels ou fantasmés se retrouvent dans Les monstres, pour une histoire très illustrée sans voyeurisme aucun. Car tant qu’il y aura des hommes, il y aura des monstres.

Pour aller plus loin, y’a plein d’idées sur Babelio.

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